COSMOS ORGANIC, Ecocert, « bio » : ce que chaque mention garantit
Sur un pot de crème ou un flacon d’huile, trois mentions se ressemblent et ne valent pas du tout la même chose : « bio », Ecocert et COSMOS ORGANIC. Voici la différence, chiffres à l’appui.
« Bio » seul : rien de vérifiable
Le règlement européen sur l’agriculture biologique encadre les denrées alimentaires et les produits agricoles. Il ne couvre pas les cosmétiques. Il n’existe donc aucune définition légale européenne du mot « bio » sur un cosmétique.
Conséquence : une marque peut écrire « huile bio » parce qu’un seul de ses ingrédients est issu de l’agriculture biologique. Ce n’est pas illégal, et ce n’est pas forcément malhonnête. C’est simplement invérifiable : le mot seul ne vous dit rien.
Ecocert : qui contrôle, pas ce qui est contrôlé
Ecocert Greenlife est un organisme certificateur indépendant. Voir ce nom vous apprend qu’un tiers est passé vérifier — pas selon quel référentiel. C’est la différence entre savoir qu’il y a eu un examen et savoir quel examen.
COSMOS : le référentiel, et ses deux niveaux
COSMOS est le cahier des charges, porté par cinq organisations européennes : BDIH (Allemagne), Cosmébio (France), Ecocert Greenlife (France), ICEA (Italie) et la Soil Association (Royaume-Uni). Il comporte deux niveaux, et l’écart entre les deux est considérable.
COSMOS NATURAL — contrairement à ce qu’on lit souvent, ce niveau n’impose aucun pourcentage. Ni d’ingrédients bio — le référentiel écrit noir sur blanc qu’aucun minimum n’est exigé — ni d’ingrédients d’origine naturelle. Ce qu’il encadre, ce sont les ingrédients et les procédés autorisés : la liste des matières issues de la pétrochimie est limitative, et leur part est plafonnée à 2 % du produit fini. Le pourcentage d’origine naturelle doit être calculé et affiché sur l’étiquette, mais aucun seuil n’est imposé.
COSMOS ORGANIC — le niveau supérieur, et le seul des deux à poser des seuils chiffrés. Ils sont cumulatifs :
- 95 % au moins des ingrédients d’origine agricole transformés physiquement doivent provenir de l’agriculture biologique ;
- 20 % au moins du produit fini doit être bio — seuil ramené à 10 % par dérogation pour les produits rincés, les produits aqueux non émulsionnés, et ceux contenant au moins 80 % de minéraux.
Pourquoi cette dérogation ? Parce que ces produits contiennent beaucoup d’eau ou de minéraux, et que ni l’eau ni les minéraux ne peuvent être bio : ils ne sont pas d’origine agricole. Un shampoing à 80 % d’eau ne pourra jamais atteindre 20 %, quelle que soit la qualité du reste.
Ce que ça vous permet de faire en rayon
Retournez le produit et cherchez trois choses :
- Le niveau — ORGANIC ou NATURAL ? Seul le premier garantit une proportion d’ingrédients bio.
- Le pourcentage affiché — COSMOS impose que la part d’origine naturelle figure sur l’étiquette. S’il n’y a aucun chiffre, le produit n’est vraisemblablement pas certifié COSMOS.
- L’organisme — un nom doit figurer sous le logo. Un logo vert sans certificateur n’est qu’un dessin.
Chez comai.
Les deux huiles capillaires sont certifiées COSMOS ORGANIC par Ecocert Greenlife — le niveau supérieur, contrôlé par un organisme nommé. Le pourcentage exact d’ingrédients bio est imprimé sur l’étui, comme le référentiel l’exige, et les proportions complètes de chaque ingrédient sont publiées ici. La biotine est un complément alimentaire : elle relève d’une autre réglementation et ne porte pas cette certification.